La mort cérébrale ou mort encéphalique correspond à la destruction irréversible du cerveau. Il s’agit d’un processus de nécrose ischémique du cerveau dû à un arrêt de la circulation sanguine, malgré la persistance d’une activité cardiaque.
Quand le cerveau est détruit, les médecins ne savent plus rien faire pour sauver la vie du patient.
La mort cérébrale est une façon peu courante de mourir : elle ne représente qu'à peu près 0,5% des décès recensés. La première cause de mort encéphalique est l’accident vasculaire cérébral (AVC), hémorragique ou ischémique (55-60% des donneurs). La mort encéphalique par traumatisme routier a fortement régressé actuellememt. D’autres causes de mort encéphalique sont les anoxies (= manque brutale d'oxygène), les intoxications, des traumatismes crâniens non liés aux accidents de la voie publique.
La mort cérébrale est assimilée à la mort de l’individu.
Lorsque la mort cérébrale d‘une personne est établie, il est encore possible, grâce notamment à la respiration artificielle et à d‘autres techniques de réanimation, de maintenir artificiellement en état de fonctionnement, pendant quelques dizaines d‘heures, les autres organes de cette personne.
C‘est à ce moment, après que toutes les tentatives pour maintenir en vie cette la personne décédée auront échoué, qu‘on envisage le prélèvement d‘organes. C’est un concept bien particulier: on continue à soigner un mort pour traiter et sauver d’autres patients.
Le diagnostic de mort cérébrale est constaté par des critères cliniques légaux et est posé par deux médecins indépendants des équipes de prélèvement et de transplantation d’organes.
Pendant l’examen neurologique les médecins rechercheront la présence ou non des réflexes du tronc cérébral chez la personne comateuse qui ne présente plus aucune activité spontanée, ni de réaction quelconque à la douleur. L’examen neurologique se complète par un test d’apnée qui vérifie le caractère purement artificiel de la respiration du donneur qui n’est maintenue que par le respirateur.
L’examen clinique neurologique est ensuite confirmé par des examens para cliniques.
Il faut démontrer l’absence de tout signal électro-encéphalographique résiduel. L’EEG ou l’enregistrement des potentiels évoqués somesthésiques et auditifs doivent être isoélectriques, c'est-à-dire plats. Le dernier examen requis pour prouver la mort cérébrale du donneur est une angiographie carotidienne et vertébrale controlatérale pour constater l’absence de circulation sanguine cérébrale.
Tous ces examens sont obligatoires au Luxembourg et le résultat de chacun de ces procédés doit conclure à la mort du sujet examiné.